Son premier jour au boulot, elle doit résoudre le meurtre d’une jeune fille assassinée en pleine rue. Ça ne peut pas être pire que ça, n’est-ce pas ? Faux. Ça peut être bien pire.

La Sergent-Détective Abygaelle Jensen a canalisé son sombre passé en une solide carrière destinée à secourir les victimes d’agressions sexuelles. Mais sa confiance en ses capacités en prend un coup lorsqu’elle rejoint le monde sinistre des homicides. Elle est plongée directement en enfer dès son premier jour alors qu’elle doit enquêter la mort d’une jeune adolescente abattue en pleine rue à son retour de l’école.

Alors que d’autres meurtres de même nature s’accumulent, Jensen comprend qu’elle a affaire à un tueur en série méthodique et sans pitié qui laisse une pièce de jeu d’échec sur les lieux de ses meurtres comme une carte de visite.

En cherchant un lien entre les victimes, elle est prise elle-même dans le collimateur. Peut-elle stopper la prochaine tentative de l’assassin psychopathe ou sera-t-elle un pion dans ce jeu sanglant et sinistre ?

La Dame en bois est le premier roman de la passionnante série des polars d’Abygaelle Jensen. Si vous aimez les rebondissements et les héroïnes passionnées, alors vous adorerez le gambit mortel de Sébastyen Dugas.

Procurez-vous La Dame en bois dès aujourd’hui pour voir qui du tueur ou de Jensen mettra l’autre en échec.

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Un roman policier enlevant, déstabilisant...

Elaine Richard

Ce premier roman de la série Abygaelle Jensen a de quoi impressionner! Dans un style vif, cru, parfois humoristique, voire poétique par moments, Sébastyen Dugas n’hésite pas dans cette aventure à nous faire voir les côtés les plus sombres de ses personnages et de nous tenir en haleine d’un chapitre à l’autre.

Dans la lignée de Patrick Senecal, Martin Michaud, Sylvie Catherine De Vailly.

Raymonde Sauvé

Vous aurez devant vous un roman policier dans la lignée des bons romans québécois. Dans la lignée de Patrick Senecal, Martin Michaud, Sylvie Catherine De Vailly.

Il est bien construit et chaque chapitre est un livre en lui-même, ce qui ne signifie pas que ça ne se suit pas, au contraire.

Tellement bien écrit, difficile de ne pas le lire d'un trait, bon succès !

Erick Roussel

Vraiment bon ! Ce n'est pas le premier et assurément pas le dernier qui rejoindra ma bibliothèque, difficile de ne pas le lire d'un trait, bon succès!

Roman à suspense fascinant!

Nancy R.

J’ai adoré ce roman. L’intrigue, sombre et captivante, nous tient en haleine jusqu’à la fin. La psychologie des personnages est bien maîtrisée, de même que l’écriture et le rythme du récit. J’ai déjà hâte de retrouver la mystérieuse et tourmentée Abygaelle pour la découvrir davantage. Un auteur à découvrir!

LISEZ LE PREMIER CHAPITRE

Une jeune fille en détresse court à se fendre l’âme vers la rue Bellerive à Longueuil. Elle traverse le boulevard Roland-Therrien, tentant désespérément de se rendre chez elle malgré les images d’horreur dans sa tête. Le genre d’horreur qu’une fillette de son âge ne devrait jamais voir.

Une horreur incommensurable.

Bien qu’elle soit en psychose, Marie-Ève Dansereau réussit à s’orienter vers le triplex où elle habite. Ses longs cheveux bruns tournoyant de gauche à droite, au rythme de ses foulées, fouettant son visage au passage. Elle bute sur des passants qu’elle bouscule sans le vouloir, mais pourquoi ne s’enlèvent-ils pas du chemin? Ne voient-ils pas ce qui se passe? 

Elle ignore les regards horrifiés des gens sur ses vêtements maculés de sang. 

De qui s’enfuit-elle? Personne ne la pourchasse. Mais ses yeux exorbités, rougis par les pleurs ne mentent pas. Elle fuit quelque chose de terrible. Son visage crispé par la peur n’impacte en rien son allure. Elle court comme si sa vie en dépendait.

Elle essuie les traces de vomissures sur son menton en poursuivant ses enjambées larges et puissantes qui font virevolter sa jupe d’écolière.

Elle se sent comme dans un film. Un film d’épouvante. Ce qu’elle a vu est irréel, et pourtant, ce ne l’est pas. Difficile de départager le vrai du faux, mais même si elle aimerait mieux se tromper, tout ça est vrai.

Elle est sur le pilote automatique. 

Son cœur bat si vite qu’elle craint qu’il n’explose dans sa poitrine avant d’arriver à destination. Le vent chaud et doux du jour lui caresse le visage, puis un vélo surgit devant elle, la forçant à dévier brusquement vers sa droite où un automobiliste freine juste à temps pour ne pas l’emboutir. Elle bloque la voiture en posant ses deux mains sur le capot, comme si elle pouvait l’arrêter. Elle fixe l’automobiliste dans les yeux quelques secondes, puis repart de plus belle. Elle n’entend pas le cycliste lui demander si elle a besoin d’aide. 

Elle bifurque à gauche sur Bellerive en repassant en boucle les images horribles dans sa tête. L’écho bruyant; le souffle sec dans ses cheveux, les hurlements de la foule, Ariane par terre gisant dans une mer de sang, Marie-Ève s’agenouillant pour la relever, et l’effroyable vision de sa tête au trois quarts arrachée. 

Marie-Ève s’est relevée en hurlant d’effroi. Vomissant en reculant de quelques pas, pendant que les autres couraient dans tous les sens. Son premier réflexe a été de s’enfuir. 

Trouver de l’aide.

Elle s’effondre durement contre le sol en se prenant les pieds dans une branche d’arbre trainant par terre. Aucune douleur. L’adrénaline lui pompe les veines bien qu’elle se soit ouvert le coude et éraflé le genou. Marie-Ève se relève et reprend sa course.

Plus que quelques mètres, et elle y sera. Plus elle avance, plus l’image d’Ariane et son grand sourire devient plus nette dans son esprit. Ça lui brise le cœur. 

Elles étaient inséparables depuis l’école primaire. Leurs parents se connaissent et se côtoient. La mère d’Ariane est une deuxième mère pour Marie-Ève. Elle a passé tellement de temps avec eux qu’elle les connait mieux que certains membres de sa propre famille.

Ariane était son contraire. Tellement que l’une enviait les qualités de l’autre. Elles se complétaient à merveille. Ariane, la belle fille que tous les garçons voulaient comme copine, et que toutes les filles voulaient comme amie. Étudiante moyenne, ses habiletés interpersonnelles étaient indéniables. Extravertie, elle s’impliquait dans les activités parascolaires. 

Pour sa part, Marie-Ève est réservée, jolie, mais moins plastique qu’Ariane, en tout cas, elle n’attire pas autant les regards. Première de classe, souvent nommée pour les prix Méritas de son école, elle est double récipiendaire du prix du Gouverneur pour sa moyenne générale.

Introvertie avérée, elle préfère les bibliothèques aux discothèques, les livres aux fêtes entre amis, les affiches de boys band aux garçons en chair et en os de son école.

Ariane la forçait à sortir de sa zone de confort, à se mêler aux autres. Marie-Ève lui inculquait une rigueur qui ne lui était pas naturelle. Ariane prenait exemple sur elle pour la structure dans ses études, la façon d’aborder les examens. Marie-Ève lui donnait des trucs comme de s’attarder aux objectifs d’un module pour déterminer les sujets sur lesquels se concentrer.

Mais tout ça est fini. 

Marie-Ève a laissé Ariane derrière, seule, baignant dans son sang. Elle s’en veut énormément. Mais il lui était impossible de soutenir l’image horrifiante de son corps mutilé, elle a réagi instinctivement. Il faut aviser quelqu’un, appeler une ambulance, les policiers, quelqu’un pour prendre soin d’Ariane. Même si elle sait qu’il est trop tard. Elle ignore que plusieurs témoins s’en sont déjà chargés. Le 9-1-1 a été pris d’assaut par des dizaines de témoins implorant d’envoyer immédiatement des secours.

À bout de souffle, Marie-Ève enjambe deux par deux les marches de l’escalier principal du triplex vers l’étage des parents d’Ariane. Elle trébuche sur la dernière marche et s’écrase contre la porte d’entrée des Légaré. Elle s’agenouille et frappe le plus fort qu’elle peut sur la porte en bois blanc.

— Madame Légaré, madame Légaré, c’est Ariane. Vite, c’est Ariane.

Au moment où Madeleine Légaré ouvre la porte, Marie-Ève s’effondre en boule, tremblant de tout son corps. Madeleine Légaré ne comprend rien de ce que Marie-Ève raconte. Son discours est incohérent. Puis, elle saisit qu’elle hurle le nom de sa fille, encore et encore.

À deux kilomètres de là, l’assassin remet tranquillement une mallette et un pied de biche dans le coffre de sa BMW noire. Il quitte le terrain rocailleux du Palladium vers la rue Fernand-Lafontaine.

Il se stationne deux kilomètres plus loin derrière un dépanneur, tout près d’un conteneur à déchets. Il y jette ses gants et ses bottes, enfile des espadrilles et entre calmement dans le commerce pour s’acheter une Heineken, toujours une Heineken, pour souligner la réussite d’un jalon de sa mission.

Il poursuit sa route et croise six voitures de police se dirigeant à grande vitesse dans le sens opposé, le son strident des sirènes déchirant le ciel. Il les observe dans son rétroviseur pour s’assurer qu’ils ne l’ont pas reconnu, puis sourit en les voyant disparaitre à l’horizon. La route est déserte devant lui, comme s’il était seul au monde. Comme si la vie lui faisait une révérence, lui permettait de partir en héros comme dans les vieux westerns. 

L’excitation redescend tranquillement et il se sent plus calme. Tout s’est déroulé exactement comme prévu, à la seconde près.

Des écoliers déambulent en grappe de trois ou quatre sur le trottoir à sa droite, le sourire aux lèvres, inconscients du drame qui vient de se jouer. Il ne ressent rien de particulier en voyant des jeunes filles arborant la même jupe d’écolière que sa victime. Pourquoi ressentirait-il quelque chose? Il est en mission, il est en guerre.

Il actionne son clignotant et attend patiemment le feu vert. Il augmente le son de sa radio pour se laisser bercer par Fur Elise de Beethoven. Il ferme les yeux quelques secondes en prenant une profonde inspiration. Puis, il laisse l’air s’évacuer doucement de ses poumons. Il s’est rarement senti aussi bien. 

Aussi près d’elle.

Il ouvre les yeux et revit la scène qu’il a vue de sa lunette de visée. Il revoit les deux filles marchant côte à côte, il revoit la tête de la jeune blondinette éclater, il revoit son corps projeté vers le terre-plein au milieu du boulevard. Il revoit la foule paniquée s’enfuir dans tous les sens comme des fourmis affolées.

Un tir magistral. Une œuvre d’art.

Dès demain, les médias le démoniseront. La population réclamera sa tête. On voudra le lyncher sur la place publique.

Mais ils devront admettre que c’était un tir incroyable. L’œuvre d’un tireur d’élite hors pair.

Il ressent une énorme fierté lorsque le feu tourne au vert.